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Plus de 200 enfants tués en moins de deux mois au Liban

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Le conflit opposant Israël et le Hezbollah continue de faire des ravages au Liban. L’UNICEF alerte.Ce sont plus de 200 enfants qui sont morts en l’espace de 2 mois. En d’autres termes, ce sont en moyenne plus de trois enfants qui meurent chaque jour dans le pays.. « Bien que plus de 200 enfants aient été tués au Liban en moins de deux mois, une tendance déconcertante se dégage : ces morts sont accueillies avec inertie par ceux qui sont en mesure de mettre un terme à cette violence », déclare un porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance, James Elder, lors d’un point de presse à Genève. « Nous devons espérer que l’humanité n’assistera plus jamais à un tel carnage d’enfants comme à Gaza, mais il y a des similitudes effrayantes pour les enfants du Liban », confesse-t-il avant d’ajouter : « Au Liban, de la même manière qu’à Gaza, l’intolérable se transforme tranquillement en acceptable », une normalisation silencieuse de l’horreur ».

Au moins 3480 personnes tuées au Liban

Le chiffre est accablant. Plus de 3480 libanais sont morts depuis le 8 octobre 2023. 2600 depuis le 23 septembre, date marquant le début des bombardements massifs de l’armée israélienne sur le pays. A ce bilan, il faut ajouter un autre chiffre tout aussi alarmant, environ 1,2 millions d’habitants, soit un libanais sur cinq ont du se déplacer. Du côté d’Israël, on compte 46 pertes civiles et 78 militaires. 60 000 personnes ont également du se déplacer par mesure de sécurité. Ces attaques visant le Hezbollah à pour but de détruire les infrastructures de la milice miliaitre. Cependant, ces frappes ont causé un nombre important de perte humaine, ainsi qu’une crise humanitaire sans précédent pour les libanais. Le peuple est pris au piège dans ce conflit complexe qui ne semble pas près à prendre fin.

Que fait l’ONU ?

Les Casque­s bleus de la force intérimaire­ des Nations Unies au Liban (FINUL) sont présents dans le­ sud du Liban depuis 1978. Ils symbolisent les e­fforts internationaux pour maintenir une ce­rtaine stabilité dans cette région troublée­ depuis des décennie­s, le conflit israélo-libanais ne datant pas d’aujourd’hui. Leur mandat, qui compre­nd la surveillance du cesse­z-le-feu et l’aide­ au gouvernement libanais pour rétablir son autorité face­ à des milices militaires comme­ le Hezbollah, souligne le­ur rôle d’interposition dans le conflit.

Ce­pendant, leur efficacité e­st souvent critiquée. Les casques bleu n’ont pas les moyens et encore moins les autorisations nécessaires pour intervenir dans les combats ou pour donner de l’aide aux civils. Récemment, la FINUL a été attaquée­ par Israël, avec des tirs sur ses positions e­t des incursions de chars, ainsi que par le­ Hezbollah. Ces attaques ont ble­ssé plusieurs Casques bleus e­t mettent en évide­nce la vulnérabilité de cette­ force d’interposition face à l’inte­nsification du conflit. Malgré les pressions israéliennes pour un redéploiement, la FINUL a refusé de quitter ses positions, mettant l’accent sur la difficulté de son rôle dans un environnement de plus en plus tendu.

Ces incidents reflètent les limites structurelles de leur mission. Alors que la violence s’intensifie et que le Liban endure des pertes humaines et matérielles considérables, la FINUL symbolise à la fois un espoir de paix et l’impuissance des nations unies face à un cycle de violence interminable. Si vous souhaitez aider les civils libanais, vous pouvez faire un don ici.



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