×

Quand la jeunesse a soif d’entreprendre : 3 questions à Samuel D’ours

© Adobe stock

Mini-Entreprise. Ce nom vous dit peut-être quelque chose. Peut-être même avez-vous déjà participé à cet atelier dans votre parcours scolaire. C’est en effet fort probable quand on sait que celui-ci est mis en place dans près de 70% des écoles francophones de Bruxelles. Aujourd’hui, nous vous proposons de partir à la rencontre de Samuel D’ours, coordinateur de la branche bruxelloise de l’association à l’origine de ce projet, Les Jeunes Entreprises (LJE).

C’est dans le centre culturel de Jette que nous retrouvons Samuel ce lundi 25 novembre. Ce soir-là, il anime une soirée de lancement de projets étudiants comme il le fait depuis 10 ans déjà. Après la présentation des 5 projets tous plus intéressants les uns que les autres, nous le rejoignons pour lui poser quelques questions.

Est-ce important pour vous d’être là aujourd’hui, de construire un pont entre les jeunes et l’entrepreneuriat ?

– C’est très important pour moi d’être là aujourd’hui parce qu’en effet, les jeunes ont besoin de ce genre de ponts pour se rendre compte qu’oser, c’est humain, c’est pour tout le monde, ce n’est pas quelque chose qui est réservé à une élite ou à des gens qui ont de l’argent ou qui sont sur des réseaux, qui sont dans un star system.

Non, c’est humain. C’est simplement un être humain qui se réveille, qui veut se mettre en action. ‘’Et ce que j’ai dans les tripes, dans la tête, je vais le réaliser. Et même si je me trompe, au moins j’aurais essayé’’.

(…) les jeunes ont besoin et que ce genre de programme. Il n’y a pas que nous qui sommes dans le dans le terreau de l’entrepreneuriat, du développement et de sensibilisation. Mais voilà, moi je trouve que la base de toute société qui se respecte c’est de proposer aux jeunes le fait de pouvoir s’exprimer, de pouvoir développer ses compétences.

Sensibilisez-vous les jeunes en incluant par exemple les questions sociales et environnementales dans leur entreprise ?

– Oui, c’est fondamental aussi. Nous, on veut montrer ‘’l’entrepreneuriat à impact’’ comme on dit, donc l’entrepreneuriat positif. C’est montrer qu’on peut faire des projets pérennes qui créent de la valeur pécuniaire tout en créant de la valeur humaine. Il y a un impact sur la société, sur l’environnement. Un projet qui peut avoir un impact positif de manière générale sur la société.

Dernière question : qu’est-ce que vous faites concrètement pour l’accompagnement des jeunes ?

-Alors donc, c’est de septembre à juin, on les suit dans leur développement de la mini entreprise et moi je les accompagne dans les outils informatiques et pédagogiques qu’on met à disposition.

-Mais surtout, je suis là pour développer les compétences. Donc je ne donne pas un cours d’entrepreneuriat, c’est eux qui font. On appelle ça le learning by doing : Ils mettent les mains dans le cambouis, ils font, ils se trompent, ils essayent. Et moi je suis là pour motiver et essayer d’accentuer le développement de ces compétences.

Et Bah merci beaucoup !

En bref, Samuel D’ours et toutes les personnes derrière Les jeunes entreprises participent à l’émancipation de la jeunesse à travers l’entreprenariat tout en les sensibilisant à des thèmes cruciaux comme celui de l’environnement.

Auteur/autrice

Laisser un commentaire