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EXPO : hosting, la diversité artistique bruxelloise à la Centrale

La Centrale for contemporary of art est enfin réouverte après une longue période de rénovation. Pour fêter cela, quoi de mieux qu’une nouvelle exposition tout à fait originale avec des artistes venant de tout Bruxelles et de sa périphérie. Nommée hosting, elle met à l’honneur la diversité artistique des Bruxellois. Comme son nom l’indique, l’exposition a pour principaux thèmes l’hospitalité, l’inclusivité, la solidarité et autres afin de créer un véritable cabinet de curiosité. Celle-ci est ouverte jusqu’en février 2025. Plusieurs événements et conversations y sont organisés dans le cadre de cette exposition.  

Une expo de 247 artistes

hosting est loin d’être une exposition classique comme on en voit souvent. Quand on rentre dans la magnifique ancienne centrale électrique, nous tombons face à une multiplicité d’œuvres aussi différentes que complémentaires. L’ensemble de ces œuvres a été réalisé suite à un appel à candidature à tout type d’artistes. En effet, on peut contempler une toile ou une photographie ainsi que s’émouvoir devant un mini-film aussi poétique que touchant. Nous pouvons même admirer une performance ou une installation hors norme. Les œuvres complétement anonymisées ont été sélectionnées par un comité artistique. La directrice artistique de la Centrale et critique d’art, Tania Nasielski, a invité divers artistes afin de créer ce comité. Il y a dans celui-ci de Manon de Boer (artiste renommé dans l’audiovisuel), Pélagie Gbaguidi (spécialisée en art plastique), Juan Pablo Plazas (anthropologue et artiste) ainsi que Richard Venlet (artiste spécialisé en installation). Ils se sont principalement occupés de la sélection et de la mise en espace des œuvres. Il n’y avait qu’un seul critère de sélection : être un artiste venant de Bruxelles et de sa périphérie. 353 œuvres de 247 artistes ont été retenues dans cet appel à candidature. Tous ont mis au centre de leurs œuvres les concepts-clés d’hospitalité, de territoire, de solidarité et d’émergence dans le paysage de l’art actuel. Bruxelles prend beaucoup de place dans cette exposition, mais les artistes n’ont pas oublié sa périphérie, la 20ème commune de Bruxelles comme aime l’appeler Pélagie Gbaguidi.

La Summer Exhibition à Bruxelles

La Centrale pour créer cette exposition s’est inspirée de l’événement annuel de la Royal Academy de Londres, la Summer Exhibition. Celle-ci, datant de 1769, est la plus ancienne exposition ouverte au monde. Lors de cet événement, on peut y voir exposer des artistes établis et émergents, parfois même accrochés l’un à côté de l’autre. Le réel principe de cette exposition est d’être ouverte à tout le monde. Lors de ces premières décennies, les œuvres devaient obligatoirement suivre les règles et être présenté dans un cadre doré. Aujourd’hui, cette exposition s’est bien adaptée et montre l’ensemble de la diversité de l’art contemporain. On y retrouve de la photo, des sculptures, des peintures et surtout des œuvres aussi abstraites que conceptuelles. Une autre particularité de cette exposition est que la quasi-totalité des œuvres est à vendre. L’Académie prend 30% du prix d’achat et les artistes gagnent le reste. Les plus grosses ventes ont été en 2003 où l’institution a encaissé une somme d’environ 2 000 000 £. Cela a été une très bonne chose pour l’Académie qui ne reçoit aucun soutien financier de l’Etat ou de la couronne. Chaque année plus de 1200 œuvres sont exposés lors de la Summer Exhibition.  

Diversité des œuvres et des artistes

L’exposition se différencie d’une exposition classique grâce à l’ensemble de ses œuvres toutes très dissemblables les unes des autres. Chaque artiste a utilisé sa technique personnelle afin de se singulariser par rapport aux autres exposants. Nous nous retrouvons donc à marcher dans des salles avec à la fois des installations, des œuvres vidéos, des tableaux classiques, des photos,… Toutes des œuvres aussi diverses qu’originales, mais sur les mêmes principes que sont l’hospitalité, la solidarité, l’inclusivité et la place de l’art dans le paysage actuel. Il y a par exemple le sac plastique crocheté de Laurence Langlois. Elle a nommé cette œuvre Tablier en référence à la forme qu’elle a donnée au sac. Entre toute ces couleurs, elle a crocheté la phrase suivante « BIENTÔT ON N’AURA PLUS QUE LES RICHES Á MANGER ».

Tablier de Laurence Langlois © Garance Bribosia

Une œuvre particulièrement originale est l’installation d’Inès Guffroy intitulée Agnès Geoffrey. Cette œuvre dite performative est composée d’un cintre sur lequel est accroché d’un polo et un pantalon et à ses pieds, il y a une paire de patins et en face un pupitre. Il s’agit d’une vraie mise en scène avec le personnage d’Agnès Goeffrey. Si on s’approche un peu plus du pupitre, on peut apercevoir quelques feuilles éparpillées. En les lisant, on y découvre le « discours » d’Agnès. Elle nous parle de l’exposition, de son emplacement, de sa création,…

Agnès Geoffrey de Inès Guffroy © Garance Bribosia

Au cours de l’exposition, on peut aussi admirer des œuvres des artistes invités du comité artistique comme cette installation de Pélagie Gbaguidi nommé Injonctions. Elle est composée d’une table d’école et d’un registre avec des gribouillis d’enfant.

Injonctions de Pélagie Gbaguidi © Garance Bribosia

Il y a aussi l’œuvre de l’artiste Manon de Boer, Cast. Il s’agit de 30 polaroïds en couleur et encadrés avec à chaque fois des annotations de l’artiste. Elle a pris en photo diverses récipient avec écrit en dessus le nom d’acteur, de chanteur, de cinéaste, et même d’écrivain.

Cast de Manon de Boer © Garance Bribosia

Des œuvres à vendre…

L’exposition hosting est donc très proche de la Summer Exhibition. Elle aussi propose la majorité de ses œuvres exposées à la vente. Le processus pour acheter une œuvre est très simple. Il suffit de d’abord payer un acompte de 20% du prix de l’œuvre directement à la Centrale ce qui constitue l’engagement d’acheter l’œuvre de l’artiste. Les 80% restant de la somme sont directement versés à l’artiste. La Centrale insiste bien sur le fait que les artistes sont les vendeurs des œuvres. L’institution garde les 20% de l’acompte afin de créer un fond de solidarité qui sera ensuite redistribué de manière équitable à l’ensemble des artistes exposé dans hosting. L’œuvre la plus chère dans l’exposition est Say Her Name. Mahsa Amini ! réalisée par Mani Art. Il s’agit d’une peinture en relief mélangée avec de l’aluminium. Si vous désirez acquérir cette œuvre, il vous faudra débourser la somme de 25 000 €.

Say Her Name. Mahsa Amini ! de Mani Art © Garance Bribosia

Information pratique

Lieu :
Place Sainte-Catherine 45, 1000 Bruxelles

Horaire :

  • Lundi FERMÉ
  • Mardi FERMÉ
  • Mercredi 10:30 -> 18:00
  • Jeudi 10:30 -> 18:00
  • Vendredi 10:30 -> 18:00
  • Samedi 10:30 -> 18:00
  • Dimanche 10:30 -> 18:00

Tarifs :
15,00 € (pass) // 10,00 € // 6,00 € // 4,00 € // 2,50 € // 1,25 € // 0 €

Premier dimanche du mois à 11h30 : visite guidée offerte avec le ticket d’entrée

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