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Le British Museum à Londres, Royaume-Uni

Culture sous influence : la bataille contre le mécénat pétrolier

Depuis une décennie, les activistes écologistes dénoncent le mécénat des entreprises pétrolières et minières envers les institutions culturelles britanniques. Parmi eux, la coalition Art Not Oil milite activement contre le mécénat de British Petroleum (BP) qui soutient des institutions comme le British Museum et la National Portrait Gallery . Toutes ces alliances poussent certaines personnes à penser que la culture serait, supposément, sous influence.

Dernièrement, leur cible était le British Museum où BP finançait une exposition sur les hiéroglyphes. Pour Art Not Oil, ce partenariat servait à redorer l’image de la multinationale pourtant accusée de pratiques environnementales controversées. Leur méthode : des occupations artistiques et pacifiques, loin des actions plus spectaculaires du collectif Just Stop Oil qui a su attiré l’attention avec des attaques qui font taches. Bien que leurs objectifs se rejoignent, ces deux groupes militants ne collaborent pas directement.

Les critiques contre BP ne sont pas nouvelles. Déjà en 2016, des voix s’élevaient, contre son rôle dans les musées. Le Journal des Arts rapportait alors que le collectif Art Not Oil qualifiait le mécénat de BP de « greenwashing culturel ». Leur campagne s’étend également à d’autres institutions comme le Science Museum et la Royal Opera House dont certains ont depuis mis fin à leur partenariat avec le géant pétrolier.

Alors que la pression grandit, de plus en plus d’institutions culturelles réfléchissent à l’avenir de leur financement. Les campagnes menées par des mouvements comme Art Not Oil, soutenues par des figures influentes du monde de l’art, remettent en cause la légitimité de ces partenariats. À l’heure où la crise climatique devient une urgence mondiale, les musées et les institutions culturelles peuvent-ils continuer à accepter l’argent de grandes entreprises polluantes ?

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