Les politiques de Donald Trump risquent d’aggraver la crise climatique
Donald Trump a été élu président des Etats-Unis, mais les répercussions de sa victoire dépasseront les frontières américaines. Que ce soit au niveau économique ou social, Trump risque de changer les dynamiques mondiales actuelles, surtout pour ce qui est du climat.
Les Américains et l’écologie
Les Américains ne sont pas connus pour leur conscience climatique. Selon une étude de l’université de York datant de 2021, les États-Unis sont le cinquième pays au monde en termes d’empreinte carbone la plus élevée. À titre de comparaison, la Belgique se classe quatorzième et la France quarantième. Les USA sont également le deuxième pays dégageant le plus de CO2 au monde, derrière la Chine. Kamala Harris, il faut le dire, n’était certainement pas une candidate écologiste, cependant Donald Trump représente une réelle menace quant à la motivation mondiale d’agir pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre.
D’une part, Trump a promis, comme en 2016, que les États-Unis, première puissance mondiale et pays ayant l’une des plus grandes influences sur la scène internationale, allaient se retirer des accords de Paris, qui visent à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Ces accords ne sont de toute façon respectés par aucun pays, mais sans les États-Unis, cela perd toute crédibilité et toute portée pour le reste du monde.
D’autre part, d’un point de vue plus pragmatique, Trump a aussi promis de supprimer toutes les (maigres) mesures qui avaient été mises en place visant à limiter la pollution aux USA. Trump va donc drastiquement augmenter les émissions, pourtant déjà catastrophiques, de son pays. Il est question ici de soutenir et financer toutes les énergies fossiles. C’est un revers considérable pour l’écologie et on peut déjà se douter que, dans ce contexte, le reste du monde sera peu motivé à mettre en place de vraies politiques climatiques.
Donald Trump a également déclaré lors d’une prise de parole le 6 novembre que « l’une des tâches les plus urgentes est de vaincre de manière décisive l’hystérie climatique et cette imposture. » Trump est donc hostile à toute mesure écologique car cela nuirait à l’économie américaine, selon lui.
Les États-Unis, en raison de leur influence mondiale, portent une responsabilité particulière en matière de politique climatique. En se retirant largement des initiatives écologiques, ils s’éloignent non seulement des recommandations de la communauté scientifique, mais contribuent également à affaiblir la cohésion internationale sur cette question cruciale. Alors même que l’année 2024 risque bien de dépasser les 1,5°C de réchauffement, avec quelques dizaines d’années d’avance, il semblerait que l’humanité ne soit pas encore prête à trouver une solution au problème.



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