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Résistance européenne : une journée de mobilisation

Le samedi 15 mars 2025, l’Europe s’est levée comme un seul homme pour défendre ses valeurs et ses droits. D’un bout à l’autre du continent, des manifestations ont rassemblé des milliers de citoyens. Que ce soit contre la corruption, pour la démocratie ou en soutien à l’Union européenne, une énergie commune a traversé les rues de Belgrade, Budapest, Rome, Tbilissi et même Nuuk, au Groenland. Ce jour-là, l’espoir et la détermination ont pris le pas sur la résignation. Plongeons dans le récit de cette journée marquante, où l’espoir et la détermination ont illuminé les rues d’Europe.

En Serbie : un ras-le-bol général contre la corruption

À Belgrade, entre 275 000 et 325 000 personnes – et selon certains, jusqu’à un million, ce qui représenterait 15% de la population du pays – ont déferlé dans les rues pour dénoncer un gouvernement gangrené par la corruption.

Tout a commencé après l’accident tragique de la gare de Novi Sad, qui a mis en lumière des négligences insupportables de la part des autorités. Ce qui aurait pu rester un drame isolé s’est transformé en catalyseur d’un mouvement bien plus large, fédérant des citoyens de tous horizons.

Malgré les accusations du gouvernement, qui tente de discréditer les manifestants en les qualifiant d’agents manipulés par des puissances étrangères, la mobilisation ne faiblit pas. De nombreux groupes issus de différents courants politiques – des écologistes aux nationalistes, en passant par les étudiants et les militants de gauche – se sont unis sous une même bannière pour exiger des réformes profondes. Les slogans, les pancartes et la ferveur populaire ont illustré une société civile serbe prête à défier les intimidations et à réclamer un avenir plus juste.

En Hongrie l’opposition se rassemble contre la dictature d’Orbán

À Budapest, environ 50 000 personnes ont manifesté pour exiger la fin du règne de Viktor Orbán. Ce rassemblement s’est tenu lors de la fête nationale hongroise, un symbole fort pour les opposants au gouvernement. Les manifestants ont dénoncé les dérives autoritaires du pouvoir et exprimé leur volonté de rétablir une démocratie plus transparente.

Derrière cette mobilisation, une figure émerge : Peter Magyar et son parti Tisza, qui grimpe dans les sondages à l’approche des élections de 2026. Pour de nombreux Hongrois, il incarne une alternative crédible à un pouvoir qui semble s’enraciner dans l’autoritarisme. Ce 15 mars pourrait bien marquer le début d’un basculement politique majeur.

Au Groenland les citoyens défendent l’autonomie face aux pressions de Trump

À Nuuk, une manifestation inhabituelle s’est déroulée devant le consulat américain. Les citoyens groenlandais ont tenu à exprimer leur opposition aux pressions exercées par l’administration Trump. Depuis plusieurs années, les États-Unis manifestent un intérêt croissant pour cette région stratégique, attisant les craintes d’une annexion de facto.

Ce rassemblement témoigne d’une volonté forte des Groenlandais de préserver leur autonomie et de revendiquer leur identité nationale. Depuis les déclarations controversées de Trump, un réel sentiment d’appartenance nationale s’est renforcé, poussant de plus en plus de citoyens à militer pour une indépendance totale vis-à-vis du Danemark. Cette mobilisation est un message clair : le Groenland ne compte pas devenir un pion dans le jeu des grandes puissances.

En Géorgie les manifestants ont passés leur 108 jours de manifestation dans la violence

À Tbilissi, les manifestations se poursuivent sans relâche, malgré une répression toujours plus dure. Ce 15 mars marquait le 108ᵉ jour consécutif de mobilisation contre le gouvernement. Plus de 100 personnes ont été arrêtées dans des conditions qui restent floues.

Les Géorgiens réclament des réformes démocratiques et un rapprochement avec l’Union européenne, en opposition à l’influence grandissante de la Russie. Malgré les violences policières et les arrestations arbitraires, le mouvement ne faiblit pas. Il est devenu bien plus qu’une simple contestation : c’est une véritable lutte pour l’avenir du pays.

En Italie : une déclaration d’amour à l’Union européenne

À Rome, des dizaines de milliers d’Italiens ont envahi la Piazza del Popolo pour exprimer leur soutien à l’Union européenne. Dans un contexte où le débat sur le réarmement et la montée du nationalisme divise le pays, ce rassemblement pro-européen a été un symbole fort de l’attachement des citoyens à un projet commun.

Les manifestants ont insisté sur l’importance de l’unité face aux défis contemporains. Ce mouvement rappelle que l’idéal européen reste une aspiration partagée par de nombreux citoyens.

Une Europe en ébullition

Que ce soit à travers des manifestations de rue ou des rassemblements citoyens, la résistance européenne se manifeste sous diverses formes, témoignant d’une volonté collective de construire un avenir meilleur, tous ensemble. Cette journée du 15 mars 2025 restera un symbole fort de l’engagement des Européens pour la justice, la liberté et l’unité. Elle nous rappelle que, malgré les défis et les divisions, l’espoir et la détermination peuvent unir les peuples et inspirer des changements positifs.

Auteur/autrice

  • Adrien Goffin

    Étudiant en troisième année de journalisme, je décrypte l’actualité avec un regard affûté et engagé. Spécialisé en géopolitique, j’analyse les dynamiques internationales pour en révéler les enjeux cachés. Que ce soit sur le terrain ou à travers mes écrits, je cherche à informer avec rigueur et clarté.

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Étudiant en troisième année de journalisme, je décrypte l’actualité avec un regard affûté et engagé. Spécialisé en géopolitique, j’analyse les dynamiques internationales pour en révéler les enjeux cachés. Que ce soit sur le terrain ou à travers mes écrits, je cherche à informer avec rigueur et clarté.

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