Vendée Globe : l’odyssée en solitaire
Le Vendée Globe est une course mythique et unique au monde, où les marins les plus passionnés donneraient tout pour vivre 100 jours inoubliables dans les courants du monde entier. Ils se lancent en solitaire, sans assistance, ni escale. Cette aventure est née en 1989, et fait vibrer la France et le monde entier tous les quatre ans, depuis son départ emblématique des Sables-d’Olonne, en Vendée. Les participants de la 10ème édition ont commencé leur flotte le 10 novembre.

Une épreuve hors norme
Les skippers sont mis au défi de partir du port vendéen pour un périple de plus de 20 000 milles nautiques, traversant les océans Atlantique, Indien et Pacifique avant de revenir au point de départ. Le parcours impose de franchir les trois grands caps légendaires, Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn.
Des bateaux modernes
Les participants naviguent sur des IMOCA, des monocoques de 60 pieds (18 mètres) dotés des dernières avancées technologiques. Les dimensions des bateaux sont réglementées afin d’avoir une équité sportive entre toutes et tous, un nombre maximum de neuf voiles est également requis. La cellule de vie est minimaliste, le siège de direction et ses écrans ne sont jamais loin du lit.
La cabine est souvent délimitée par un maximum de fenêtres, en vue de ne rien rater tout autour du bateau. Les vitesses atteintes sont surprenantes, dans les jours venteux les skippeurs peuvent parcourir jusqu’à 1000 km en 24 heures. Le record de vitesse est détenu par l’Australien Paul Larsen qui semblait voler sur l’eau en 2012 en atteignant une vitesse de 121 km/h.
Une course mythique et inclusive
Au fil des éditions, des figures marquantes ont forgé la légende de cette course : Michel Desjoyeaux, seul double vainqueur, Armel Le Cléac’h, détenteur du record en 74 jours, ou encore Alex Thomson, connu pour ses exploits spectaculaires. Ces histoires sont encore gravées dans la tête de tous les suiveurs du Vendée Globe depuis son apparition. Mais avant de penser à gagner, faisant seul le tour du monde dans leur coque, les skippeurs arrivés au port attendent tous les autres participants.
Lors de la première édition, le 26 novembre 1989, 13 hommes étaient partis en mer. Cette année le Vendée Globe s’est voulu plus inclusif, pour la 10ème édition, 40 aventuriers se sont attaqués aux mers, et parmi eux, 6 femmes ainsi que 2 hommes porteurs de handicap. Comme quoi, les mers n’ont vraiment pas de limites.
Enfin presque, la participation a évidemment un coût. Il faut réunir au minimum 500 000 euros, mais les budgets peuvent aller jusqu’à 2 millions. Le rôle des sponsors est donc essentiel pour n’importe quel participant.



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