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Fascisme en marche : Comment l’Extrême Droite conquiert le Monde (et comment lui résister)

Ces dernières années, le fascisme est revenu à la mode. Un peu comme les pantalons taille basse : on pensait tous que c’était une erreur du passé, mais visiblement, certaines personnes insistent pour le remettre au goût du jour. Entre les discours xénophobes en promo, les politiques répressives « nouvelle collection » et la montée en puissance des leaders populistes qui font leur grand retour comme des rockstars de la haine, difficile d’ignorer le phénomène.

Que ce soit aux États-Unis avec la persistance du trumpisme, en Europe avec l’ascension de partis d’extrême droite comme l’AFD et le FDI, ou encore dans des régimes autoritaires comme ceux de Viktor Orbán en Hongrie ou de Jair Bolsonaro au Brésil, le fascisme moderne a appris à se relooker. Finis les uniformes militaires ringards et les discours hurlés en noir et blanc : aujourd’hui, il se drape dans les codes de la démocratie tout en grignotant ses fondations à coups de « c’était mieux avant » et de « on ne peut plus rien dire ».

Et bien sûr, en Belgique francophone, on ne pouvait pas passer à côté de cette tendance. Ici, le MR a décidé de faire son petit shopping idéologique en recrutant d’anciens membres de partis d’extrême droite. Parce que rien ne dit « libéralisme éclairé » comme un CV rempli de slogans xénophobes et de nostalgie autoritaire. Ces transfuges, souvent accueillis avec un tapis rouge et une petite tape amicale sur l’épaule, illustrent une inquiétante banalisation du fascisme dans nos sphères politiques. On dirait presque que le MR a décidé de jouer à « Pokémon Go » version extrême droite : « Attrapez-les tous, surtout ceux qui ont déjà fait leurs preuves en matière de discours haineux ! »

Pendant ce temps, les électeurs·trices se demandent si le parti a simplement perdu sa boussole morale ou s’il teste une nouvelle formule : « Le libéralisme, mais avec une pointe de fascisme pour pimenter ». Spoiler alert : ça ne passe pas. Car, rappelons-le, le fascisme n’est pas une épice qu’on ajoute à la démocratie pour la rendre plus savoureuse. C’est un poison qui corrode les fondements mêmes de nos libertés. Alors, chers libéraux, si vous cherchez vraiment à innover, pourquoi ne pas essayer… la décence ?

Mais pas de panique ! Face à cette vague brune qui essaie de se faire passer pour un retour à l’ordre, il existe des solutions. Parce que si le fascisme revient en force, nous avons de quoi riposter. Et comme résister, c’est bien, mais résister en rigolant, c’est encore mieux, voici un guide pratique pour survivre à l’ère du fascisme tout en gardant votre humour (et votre dignité) intact.


Guide de survie au Fascisme (et de résistance)

  1. Cultivez votre jardin (et votre réseau)
    Inspiré par Voltaire, cultivez votre jardin, mais pas seul ! Rejoignez des associations, des collectifs ou des groupes locaux. Le fascisme prospère sur l’isolement, alors construisez des réseaux de solidarité. Et si vous n’avez pas la main verte, offrez-vous un cactus. Il survivra à tout, un peu comme nous face à l’extrême droite.
  2. Apprenez à reconnaître un fasciste (sans lui offrir un café)
    Le fasciste moderne aime se déguiser en « homme du peuple ». Il utilise des mots comme « patrie », « ordre » et « sécurité » pour justifier ses pires excès. Si quelqu’un commence une phrase par « Je ne suis pas raciste, mais… », fuyez. Ou mieux encore, engagez le débat avec des faits et de l’humour. Rien ne déstabilise plus un fasciste qu’une bonne blague bien placée.
  3. Organisez des soirées « Antifa et Fromage »
    Résister, c’est bien, mais résister en mangeant du fromage, c’est mieux. Invitez vos ami·e·s à discuter de stratégies anti-fascistes autour d’un plateau de camembert et de vin rouge. Partagez des idées, des lectures et des recettes de cocktails molotov (non, je plaisante).
  4. Faites de l’exercice (pour courir plus vite qu’un flic en manif)
    Le fascisme déteste les corps libres et en mouvement. Alors, entraînez-vous ! Que ce soit pour courir, danser ou porter des pancartes, un corps en forme est un corps résistant. Et si vous vous faites arrêter, rappelez-vous : vous avez des droits. Et un avocat.
  5. Lisez, éduquez-vous, partagez
    Le savoir est une arme. Lisez des auteurs comme Hannah Arendt, George Orwell ou Angela Davis. Partagez vos découvertes sur les réseaux sociaux, mais attention : évitez les débats stériles avec des trolls. Vous ne convaincrez pas un fasciste en commentaire Facebook, mais vous pourrez peut-être éclairer un·e indécis·e.
  6. Résistez avec style
    Le fascisme est moche. Alors, résistez avec panache ! Portez des vêtements colorés, créez des slogans percutants, chantez dans les manifestations. Rappelez-vous que la culture est un outil puissant. Et si vous ne savez pas chanter, apprenez à jouer de la kazoo. Rien ne fait fuir un fasciste comme un kazoo bien joué.
  7. Prenez soin de vous (et des autres)
    Résister, c’est épuisant. Alors, prenez des pauses. Méditez, faites du yoga, ou simplement regardez des vidéos de chats mignons sur internet. Et n’oubliez pas de soutenir vos proches. Le fascisme essaie de nous diviser, alors montrez que la solidarité est notre meilleure arme.
  8. Votez, mais ne vous arrêtez pas là
    Le vote est important, mais ce n’est qu’un outil parmi d’autres. Engagez-vous dans des campagnes, soutenez des candidat·e·s progressistes, mais surtout, continuez à militer après les élections. Le fascisme ne disparaît pas avec un bulletin de vote, mais avec une lutte constante.
  9. Soutenez les médias indépendants
    Les médias indépendants sont essentiels pour contrer la désinformation. Abonnez-vous, partagez leurs articles, et si possible, faites un don. Parce qu’un média libre, c’est un fasciste en moins qui contrôle l’information.
  10. Boycottez les entreprises complices
    Certaines entreprises financent ou soutiennent des régimes ou des mouvements d’extrême droite. Faites des recherches et boycottez-les. Et si vous ne savez pas par où commencer, boycottez Tesla. Elon Musk a déjà assez d’argent de toute façon.
  11. Organisez des actions directes non violentes
    Les actions directes, comme les sit-in, les blocages ou les happenings, peuvent être très efficaces pour attirer l’attention sur une cause. Assurez-vous de rester non violent·e et de bien connaître vos droits.
  12. Éduquez les jeunes (et les moins jeunes)
    Le fascisme prospère sur l’ignorance. Parlez à vos proches, à vos enfants, à vos voisins. Expliquez pourquoi ces idées sont dangereuses. Et si quelqu’un dit « De toute façon, c’était mieux avant », rappelez-leur que non, ce n’était pas mieux.
  13. Utilisez l’art comme arme
    Ce n’est pas anodin que des personnalités comme Georges-Louis Bouchez et Donald Trump essayent de convaincre leur fanbase que la culture n’est pas essentielle. L’art est un moyen puissant de résistance. Écrivez des poèmes, peignez des fresques, réalisez des films. Le fascisme déteste la créativité, alors inondez le monde de beauté et de sens.

Résister, c’est exister

La montée du fascisme est une réalité sombre, mais elle n’est pas une fatalité. En tant que citoyens, nous avons le devoir de combattre ces idéologies tout en proposant une vision du monde plus juste et plus humaine. Et même si le combat est sérieux, il n’est pas incompatible avec l’humour et la joie. Après tout, rien n’est plus subversif qu’un sourire face à l’oppression.

Alors, armons-nous de courage, de solidarité et, pourquoi pas, d’un kazoo. Ensemble, nous pouvons faire reculer le fascisme et construire un avenir meilleur. Et si tout échoue, rappelez-vous : il y aura toujours des chats mignons sur Internet.

Auteur/autrice

  • Adrien Goffin

    Étudiant en troisième année de journalisme, je décrypte l’actualité avec un regard affûté et engagé. Spécialisé en géopolitique, j’analyse les dynamiques internationales pour en révéler les enjeux cachés. Que ce soit sur le terrain ou à travers mes écrits, je cherche à informer avec rigueur et clarté.

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Étudiant en troisième année de journalisme, je décrypte l’actualité avec un regard affûté et engagé. Spécialisé en géopolitique, j’analyse les dynamiques internationales pour en révéler les enjeux cachés. Que ce soit sur le terrain ou à travers mes écrits, je cherche à informer avec rigueur et clarté.

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