Un voyage bouleversant au cœur de l’humanité : l’exposition à ne pas manquer chez Géopolis Bruxelles
Elle est des expositions qui marquent, qui dérangent, qui forcent à la réflexion. Depuis ce lundi 11 mars et jusqu’au 30 avril 2025, Géopolis Bruxelles nous plonge dans l’un de ces voyages visuels bouleversants avec une double exposition photo d’une intensité rare. Deux thèmes, deux drames humains : la guerre en Syrie, qui a pendant 13 ans déchiré le pays, et la traversée inhumaine de la jungle du Darién, passage obligatoire pour des milliers de migrants en quête d’un avenir meilleur.

Nous avons eu la chance d’assister au vernissage de cet événement poignant, en présence du journaliste Wilson Fache et de Benjamin Peltiet, coordinateur d’Amnesty International. Une jolie opportunité d’avoir le témoignage de personnes ayant été impliquées directement sur le terrain, au contact des ces mêmes personnes, sujets principaux des clichés. Une chance unique de comprendre la réalité de ces conflits et exils que le monde regarde trop souvent de loin.
13 ans de guerre en Syrie : une mémoire en images



La première partie de l’exposition est une véritable plongée dans le chaos syrien. 70 clichés issus des archives de l’AFP retracent les moments les plus marquants de ce conflit interminable. Chaque image est un fragment d’histoire, un cri figé dans le temps. Les corps brisés, les regards vides, les ruines qui s’empilent année après année : chaque photo frappe tel un coup de poing. On avance dans l’exposition comme on tournerait les pages d’un livre d’histoire douloureux, mais essentiel.
L’organisation des photos nous invite à une réflexion profonde sur le poids du temps et l’oubli. Parce que si les images captent l’instant, elles rappellent aussi l’indifférence du monde. Elles nous rappellent que treize ans ont passé, et que l’enfer syrien n’a toujours pas de porte de sortie.
La jungle du Darién : l’enfer vert des migrants

La seconde partie de l’exposition nous entraîne à des milliers de kilomètres de la Syrie, sur une autre route de souffrance et de désespoir : celle empruntée par les migrants tentant de rejoindre l’Amérique du Nord. La jungle du Darién, surnommée « la zone du vide », est l’un des passages les plus dangereux du monde. Entre la Colombie et le Panama, elle se dresse comme une barrière naturelle quasi infranchissable. Pourtant, en 2024, plus de 500 000 personnes ont tenté de la traverser, au péril de leur vie.
Les images exposées ici ne sont pas seulement des documents journalistiques : elles sont une immersion dans l’intimité de ces hommes, femmes et enfants prêts à tout risquer pour un futur meilleur. Elles capturent la peur, la fatigue, mais aussi la détermination et l’espoir. Elles nous mettent face à la réalité brutale : chaque année, des dizaines de migrants perdent la vie dans cet enfer vert, pris au piège par la nature impitoyable et les groupes criminels qui y sévissent.
Pourquoi il faut voir cette exposition
Parce qu’il est de notre devoir de regarder, d’ouvrir les yeux, de ne pas rester indifférents. Parce que ces clichés sont bien plus que de simples photos.
Cette exposition gratuite est une occasion rare de saisir l’ampleur de deux tragédies humaines contemporaines. Alors ne passez pas à côté. Plongez dans ces images, laissez-vous submerger par l’émotion, et surtout, n’oubliez pas. Parce que ce que nous verrons ici, est le quotidien de milliers de personnes à travers le monde.



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